Erick Rivard Publié le 6 février 2017 par | Mis à jour à 06:00

Quel avenir pour les « fameux » luminaires de type Limoilou ? (1 de 2)

La 3e Avenue est éclairée par un type de luminaire qui semble unique à Québec, composé d'un globe mi-brun, mi-verre.

La 3e Avenue est éclairée par un type de luminaire qui semble unique à Québec, composé d’une boule mi-brune, mi-globe de verre. (Photo : courtoisie )

Les luminaires de la 3e Avenue, dont le design semble unique à Québec, sont menacés de disparaître dans la foulée de réaménagements prévus sur l’artère commerciale. Or, j’ose suggérer que de remplacer ce mobilier distinctif par un modèle standard serait une grave erreur.

Luminaire 3e AvenueLe 24 novembre dernier, lors de la présentation des esquisses de la future place publique permanente de Limoilou, j’ai été interpellé par un aspect singulier de la réflexion : celui de l’avenir des luminaires de type « Limoilou ». Ces espèces de boules mi-brunes, mi-globes de verre, très caractéristiques du paysage urbain de la 3e Avenue, qu’on retrouve en abondance près des intersections, et même le long de la Canardière, jusqu’à la place Sylvain-Lelievre. Avec les traverses piétonnes en brique de couleur rougeâtre, ils contribuent à l’image unique de cette artère alors que, à ma connaissance, on n’en trouve à aucun autre endroit de la ville.

Mais voilà qu’ils n’auraient plus leur place, sous prétexte qu’ils ne répondraient plus aux normes d’éclairage urbain. Selon les plans préliminaires dévoilés par la Ville de Québec concernant la future place publique et un tronçon du chemin de la Canardière, ces objets typiquement limoulois seront remplacés par un modèle plus « standard », sans odeur ni saveur. Or, alors que la Ville en est à peaufiner la version finale de ses plans et devis et que la SDC 3e Avenue veut redéfinir l’image de l’artère, j’estime que ce serait une grave erreur d’aller de l’avant avec ce remplacement.

Il n’y a qu’à penser à l’avenue Cartier, qui s’est offert une image de marque particulière par l’ajout d’abat-jour qui donnent au quartier sa signature artistique ; les toiles d’artistes qui y sont reproduites font le pont avec son voisin, le Musée national des beaux-arts. Ces luminaires, immenses, ne passent pas inaperçus et ne laissent personne indifférent.

Ainsi devrait-il en être également pour Limoilou. Peut-être ses luminaires ne répondent-ils plus aux normes actuelles, mais il y a moyen de les conserver et d’en faire des objets symboliques du quartier. C’est là, précisément, la proposition que mon équipe et moi avions soumise à la SDC en 2013, à l’époque de la réflexion sur l’aménagement d’un plan lumière pour la 3e Avenue ; cette réflexion avait finalement mené au projet de mise en lumière des balcons pendant les saisons hivernales de 2013 à 2015.

Ce projet de sauvegarde des luminaires typiquement limoulois, je vous en dévoilerai les grandes lignes dans le deuxième billet de cette série, à paraître demain.

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