Raymond Poirier Publié le 13 février 2017 par | Mis à jour à 06:00

Craque-Bitume explore le potentiel de l’aquaponie domestique

poissons Craque Bitume

(Photos courtoisie : Craque-Bitume)

Depuis le début du mois de janvier, Craque-Bitume mène de front un premier projet d’aquaponie dans ses locaux du 798, 12e Rue, question de tester l’applicabilité de cette approche en milieu urbain.

Qu’est-ce que l’aquaponie ? C’est la combinaison de l’aquaculture et de l’hydroponie.

D’un côté, l’aquaculture – l’élevage de poissons – est confrontée à de vifs défis liés aux excréments des poissons, riches en minéraux, dont il faut se débarrasser. De l’autre, l’hydroponie – la culture de plantes en milieu aquatique – nécessite l’ajout important de sels minéraux.

En combinant ces deux systèmes, leurs désavantages s’ajustent naturellement, les plantes venant filtrer les excréments des poissons pour aller y chercher les sels minéraux dont elles ont besoin », explique ainsi Louis Guillemette, agent de développement en écocitoyenneté chez Craque-Bitume.

Question d’explorer les possibilités liées à l’aquaponie, Craque-Bitume a chapeauté une formation citoyenne l’automne dernier avec l’appui d’AgroCité.

Et après la théorie, la pratique : monter un système relativement simple, permettant de mettre de l’avant le potentiel du procédé dans un contexte urbain.

On a mis ça en place [en janvier] ; aux côtés des plantations, 17 carpes ont été accueillies. Notre objectif, c’est de monter un projet juste assez gros pour être appliqué dans un salon », explique Louis Guillemette.

Une méthode à imaginer

systeme aquaponie Craque BitumeLes plantes sont variées – cultivées de façon mensuelle, ou presque. Les poissons, eux, mettront environ un an et demi pour arriver à maturité.

On en profite pour se familiariser avec le système, s’outiller, et développer une approche qu’on sera en mesure de proposer à la population – car, à terme, l’idée est d’aider les gens à le faire chez eux. »

Ils sont actuellement une dizaine de participants à entretenir l’installation et se répartir les différentes corvées associées au projet. « Les participants ont choisi les plantes à cultiver, les poissons à héberger, le budget du projet », poursuit M. Guillemette.

D’ailleurs, pour ceux et celles qui seraient intéressés à se joindre au projet, il restait quelques places disponibles aux dernières nouvelles. Il suffit de prendre contact avec l’équipe de Craque-Bitume par courriel à info@craquebitume.org.

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