Raymond Poirier Publié le 28 juin 2016 par | Mis à jour à 06:00

SDC 3e Avenue : vers un plan stratégique pour l’artère

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Définir, développer et enrichir l’identité commerciale de la 3e Avenue : voilà le défi que s’est donné la SDC 3e Avenue. Comme pierre d’assise de cette évolution ? Un plan d’aménagement structurant, sur lequel l’organisation planche actuellement.

Au fil de la dernière année, la SDC 3e Avenue a fait le choix de prendre un peu de recul quant à sa mission, son mandat, son implication.

On a choisi de remettre en question l’ensemble des activités que l’on chapeautait ou organisait », explique Nicolas Marcoux, président du conseil d’administration.

Une décision stratégique, permettant de mettre de l’ordre dans les idées, dans les finances, autant que dans les priorités. Des réalisations à accomplir, une s’est rapidement imposée : le branding de l’artère, « un point qui tient très à cœur au conseil d’administration de la SDC ».

L’objectif ? Améliorer la réputation, l’attrait de l’artère, créer une image collective unifiant les commerces du secteur : bref, faire de la 3e Avenue une destination, et cela, « tout en respectant l’esprit du quartier ». « Il y a toujours du travail à faire afin d’attirer de nouvelles clientèles », poursuit M. Marcoux.

Il s’agit donc de voir comment créer un dynamisme autour des commerces, et comment étendre ce dynamisme au-delà de la saison estivale.

La réalité, c’est qu’une artère commerciale doit rouler et pas seulement en été, elle doit attirer aussi en hiver ! En fait, il faut trouver notre clientèle cible et voir comment on peut aller la chercher – et peut-être qu’on serait en mesure de l’atteindre grâce à l’offre plutôt que la publicité ! » lance le commerçant.

Penser et repenser la 3e Avenue

3e-AvenueL’une des pierres d’assise de cette stratégie de branding risque bien d’être un large plan d’aménagement qui sera développé par la SDC.

Il y a beaucoup d’interventions à faire quant à l’aménagement de l’artère. C’est un projet qui est majeur pour nous : il faut donner un coup de barre à notre identité », poursuit-il.

Actuellement, toutes les portes sont ouvertes pour les idées nouvelles : ajout de mobilier urbain, verdissement, mise en lumière, standards d’affichage ou d’aménagement des vitrines, et plus. Cela, toujours en ayant en tête le perpétuel défi de lier les zones commerciales au nord et au sud de l’artère, et en respectant la mixité qu’on y retrouve, entre occupation commerciale et résidentielle.

Et au-delà des repères visuels, d’autres éléments pourraient être considérés, autour de l’élaboration de cette stratégie.

Par exemple ? L’élargissement des heures d’ouverture des commerces.

Les jeudis soirs, il y a beaucoup de commerces fermés sur la 3e, alors que c’est parfois très fréquenté ; les lundis, c’est mort sur l’artère. Les commerces devraient peut-être penser à se donner une ligne directrice : l’artère, elle ferme à quelle heure ? » note Nicolas Marcoux.

Évolution en continu

2015-10-13-3eavenue-pietons-mlÉvidemment, la 3e Avenue continuera d’évoluer en amont du plan sur lequel travaille la SDC.

Après l’arrivée de la deuxième phase « pilote » de la Place Limoilou – repensée à la suite des commentaires reçus des citoyens et commerçants du secteur –, une bande cyclable sera aménagée sur la 3e, de Limoilou jusqu’à Saint-Roch.

Une occasion de réflexion additionnelle ? Pourquoi pas, lance M. Marcoux :

De la même façon que l’on souhaite bonifier la fréquentation de l’artère à l’année, peut-être y aurait-il possibilité de rendre l’artère accessible à l’année en vélo ? Il y a peut-être une réflexion à mener face à ça. On pourrait peut-être être novateurs ? »

Diverses situations font également, à leur manière, évoluer la nature et la réglementation quant à la 3e Avenue.

De ceux-ci, la « crise des ordures », par exemple, aura permis à l’artère de changer de statut, et d’être désormais reconnue comme une « zone commerciale à haute densité touristique », statut impliquant – entre autres – une fréquence de récolte plus élevée.

Cette bataille-là n’était pas gagnée d’avance ! » fait valoir M. Marcoux.

De la même manière, le dossier du marché public d’ExpoCité risque bien de faire progresser certaines réflexions autour de la nature de l’avenue.

« Actuellement, on est à l’écoute sur ce dossier », indique le directeur général de la SDC, Sébastien Chamberland : tant des commerçants, qui expriment inquiétudes ou possibilités, que des gestionnaires du site qui, eux, continuent de préciser la nature du projet.

On a deux ans devant nous pour travailler le dossier. Toutefois, une priorité a clairement été énoncée de notre côté, c’est qu’il faut que les commerçants de la 3e Avenue puissent en tirer avantage, qu’ils doivent y avoir une volonté de créer un lien entre ExpoCité et la 3e Avenue. Dans ce contexte, d’ailleurs, le plan d’aménagement sur lequel on planche ne pourra que se mettre en lien avec ce nouvel espace et, surtout, faire que ce lien-là s’exprime le plus naturellement possible », explique Nicolas Marcoux.

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