Raymond Poirier Publié le 18 décembre 2015 par | Mis à jour à 06:00

Un immense loup verra le jour en 2016 coin Canardière et 3e Avenue

3e-avenue-canardiereUne œuvre d’art public représentant un immense loup, créée par l’artiste Guillaume Tardif, verra le jour, en 2016, au coin 3e Avenue et chemin de la Canardière.

L’endroit a été ciblé par l’administration municipale. L’appel de candidatures, lui, a été mené par Première Ovation, dans le cadre d’un programme visant à favoriser la création d’œuvres d’art public par des artistes émergents de la capitale.

Parmi les candidatures, c’est le projet de Guillaume Tardif qui a séduit le jury.

Le projet qu’il a soumis était très recherché, faisant référence à plusieurs éléments liés au milieu, tant à son histoire qu’à ses aspects légendaires », explique la conseillère municipale du Vieux-Limoilou Suzanne Verreault.

Esprit bienfaisant

L’œuvre sera installée sur un grand socle de 3,5 mètres, à l’intersection des deux artères. L’horloge qui occupe présentement cet endroit sera intégrée au socle de la structure, de manière à lui permettre de garder une présence dans ce nouvel aménagement.

Au-dessus de cet ensemble, on retrouvera une grande pièce, un loup, veillant sur le quartier à la manière d’un esprit bienfaisant », explique l’artiste Guillaume Tardif.

L’animal, scintillant au soleil et illuminé en soirée, fera 1,6 mètre de hauteur, de la patte à la tête, et 2 mètres de long.

À l’image du socle, sa structure sera créée en acier Corten, prisé pour sa résistance aux conditions atmosphériques et pour son aspect « rouillé ». Son corps sera assemblé à la manière d’une dentelle métallique, dont les motifs reprendront les formes de ferronnerie trouvées sur les balcons et escaliers du Vieux-Limoilou : torsades, lames de patins et le reste.

Dans ma création, j’aime partir de ce qui est déjà présent pour construire mes œuvres. En fait, pour moi, le travail de l’artiste, c’est d’être à l’affût de choses qui sont déjà là, de leur donner corps », poursuit-il.

Sortir le loup des ruelles

GuillaumeTardifAinsi, de la formule « Limoilou, les gros loups » jusqu’au Limoiloup issu de l’incendie de Fourrures Falardeau, en passant par le café Les Gros loups qui avait pignon sur rue dans les environs, la figure de cet animal s’est imposée à l’artiste, qui en a retrouvé moult références dans ses recherches historiques, des années 1950 à aujourd’hui.

Pour Guillaume Tardif, il s’agissait de « faire sortir le loup des ruelles », s’assurer qu’il ne soit plus simplement évoqué, mais qu’il assume pleinement sa place comme une « image » ou une « mascotte » de la communauté.

Il est intimement lié à l’imagerie populaire de Limoilou et j’avais envie qu’il soit désormais placé en plein cœur du quartier ! À la limite, ça vient régler quelque chose qui était latent, ficeler le tout de façon permanente à travers un arrimage à la fois historique et populaire que tous peuvent s’approprier à leur façon », fait valoir M. Tardif.

Actif dans le milieu des arts visuels depuis 2008, l’artiste a complété récemment une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval.

Tweet about this on Twitter0Share on Google+0Email this to someonePin on Pinterest0Share on LinkedIn0
Mots-clés : ,