Laurence Déry Publié le 12 décembre 2014 par | Mis à jour à 06:30

Limoilou Les Gros-Loups

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Saviez-vous que l’histoire d’amour entre le loup et Limoilou date depuis belle lurette?

marc-augerDans les années 1980, Limoulois et Limouloises s’attablaient au Café les Gros-Loups sur la Canardière. Limoilou les Gros-Loups était une expression courante pour l’illustrateur Marc Auger et sa bande, jeunes adultes à l’époque. D’ailleurs, ils n’étaient pas les seuls, à en croire le récit Mon pays aux abois de Monique Proulx, écrivaine et scénariste québécoise.

Marc Auger a passé son enfance dans Saint-Sauveur. Il habite Limoilou depuis 21 ans. Sa blonde est une vraie de vraie Limouloise. Appareil photo en main, elle capture détails et trésors de notre quartier chéri. Marc s’inspire de ces photos pour dessiner ses illustrations. Il aime surtout les fouillis de fils électriques de savant fou, les poteaux de téléphone tout croche. Les ruelles. Les escaliers en fer forgé lui donnent du fil à retordre, avec leurs ornements travaillés, mais il s’accroche!

Avec son projet Les Gros-Loups auquel il travaille actuellement, l’illustrateur ne désire pas seulement conquérir le cœur et l’imaginaire des petits, mais aussi illustrer la vie chaleureuse des quartiers ouvriers de Limoilou. Les clins d’œil aux années 1950 se glissent dans son dessin. Une ancienne antenne de télévision, repérée lors d’une de ses promenades sur la 4e Avenue, fera sans doute apparition dans une de ses œuvres. Les adultes attentifs remarqueront les gilets d’équipes sportives d’un autre temps portés par ses personnages, tout comme les tâches quotidiennes pittoresques.

J’ai vite craqué pour ses dessins lumineux aux paysages urbains typiquement limoulois! Pas de doute que Limoilou Les Gros-Loups puisse trouver écho chez éditeurs et publics de tous âges.

Bio topo

Marc Auger est illustrateur jeunesse. Passionné de Tintin et autodidacte, il participe à un échange en 1980 Québec-Bruxelles, puis publie de la littérature jeunesse aux Éditions de La Bagnole (L’écuyer de Valbrume). Il a créé des cartes de souhaits et un casse-tête. L’artiste a travaillé, outre pour la revue Délire, aux 72 premiers numéros de la revue humoristique Safarir. Il élabore ses dessins au plomb et travaille la couleur sur ordinateur. Mordillo est une de ses grandes influences. Il aime également Enki Bilal, Yves Chaland, Jean-Jaques Loup et Robert Crumb.

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2 Commentaires

  • Jean Cazes

    “Les Gros-loups”… Que de souvenirs pour moi! :-)

  • Petite correction: j’ai collaboré aux 72 premiers numéros de DÉLIRE et occasionnellement à SAFARIR. Voilà l’erreur corrigée…

Commentaires fermés