Erick Rivard Publié le 26 février 2014 par | Mis à jour à 07:00

La 3e Avenue, le futur du centre commercial

Le centre commercial est mort, vive l’avenue commerciale ! C’est un peu ce qu’annonce l’article du 13 janvier dernier de Marie-Ève Fournier dans La Presse.

On savait déjà que loin d’être seulement un lieu utilitaire, le centre commercial est aussi un lieu de destination pour passer du bon temps. Les jeunes parents peuvent y promener la poussette à l’abri des intempéries, les plus vieux peuvent s’assoir et jouer au voyeur quelques heures. Les consommateurs consomment donc l’espace autant que les produits qu’ils recherchent! À Québec, le modèle du mail Saint-Roch a fait école puisqu’après avoir été transformé en centre commercial couvert, il fut démantelé au profit d’une artère commerciale plus traditionnelle ou certaines activités peuvent aussi avoir lieu.

Selon un prospère propriétaire américain de centres commerciaux : « D’ici 10 ou 15 ans, le centre commercial couvert, le mail traditionnel, sera devenu un «anachronisme qui ne répond pas aux besoins du public, des détaillants et des villes». À moins qu’il ne réussisse à se réinventer complètement d’ici là. »  Et toujours selon ce gestionnaire des plus rentables centres commerciaux au monde, ce n’est étonnamment pas seulement en raison de la montée des achats sur le web qu’on annonce le déclin des centres commerciaux traditionnels, mais plutôt en raison du besoin de socialisation et de la recherche du sentiment de communauté des consommateurs.

Dans ses centres les plus achalandés (non couverts), l’entrepreneur a reproduit l’ambiance des artères commerciales, installé des fontaines, aménagé des places publiques et misé sur l’architecture. On y trouve même un tramway. »

C’est donc à dire qu’à défaut d’avoir participé à la création de villes orientées sur le piéton dans les dernières années en Amérique, les promoteurs de centres commerciaux IMITENT désormais les villes anciennes et traditionnelles, orientées autour de services de proximité. Le quartier DIX30, sur la rive-sud de Montréal est l’exemple parfait de cette « fausse » ville où on tente de recréer de « faux square », de « fausses places publiques » afin d’attirer une nouvelle clientèle plus jeune, plus urbaine, le tout dans le confort automobile de la banlieue !

Difficile alors de ne pas faire le lien avec la 3e Avenue qui répond parfaitement à ces critères. Avec son esprit de voisinage, ses arbres matures, ses trottoirs et ses façades conviviales, il respire un sentiment d’authenticité qu’aucun centre commercial ne pourra arriver à reproduire.

Le centre commercial est mort, longue vie à l’avenue commerciale !

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