Jean Cazes Publié le 22 mai 2011 par | Mis à jour à 05:16

IGA Pierre Jobidon : les défis d'une "grosse" épicerie de quartier (2 de 2)

Supermarché IGA Pierre Jobidon. Photo : Jean Cazes, 18 mai 2011.

Supermarché IGA Pierre Jobidon. Photo : Jean Cazes, 18 mai 2011.

Partie 2 de l’article amorcé jeudi.

Contraintes et défis d’un citoyen corporatif

Une très petite surface à grand volume sur la 4e Avenue, c’est plus complexe à gérer qu’un gros supermarché en périphérie, loin des habitations. Par exemple, on effectue chez IGA en moyenne 15 000 transactions par semaine, un roulement considérable qui peut causer des inconvénients aux résidents des alentours, j’en conviens. Les camions dans les ruelles, ça fait du bruit, et il faut suivre les règlements municipaux, surtout pour les heures de livraison. » Et le manque de stationnement? « Ce n’est pas un gros problème. Prenons le cas de l’Intermarché sur le boulevard des Capucins : au départ, je ne croyais pas au site. Ici, il y a bien une contrainte d’espace, mais nous sommes au cœur du quartier, il y a une bonne densité de population, les clients sont généralement à pied, et ils ont fait leur choix! »

IGA Pierre Jobidon. Façade sur la 6e Rue. Photo : Jean Cazes, 1er mars 2011Dans un Vieux-Limoilou qui voit apparaître de plus en plus de « jeunes » boutiques spécialisées dans l’alimentation, Pierre Jobidon explique qu’il doit « se positionner » pour répondre aux goûts du jour des consommateurs dans un souci d’interrelation avec les marchands locaux.

Le bio, par exemple, c’est dans l’air du temps. L’un de mes défis est d’offrir le maximum de variétés à mes clients. Nous aussi, on se spécialise, et on rajoute des services et produits. On agrandit de l’intérieur! ».

Le commerçant en profite pour énumérer ses nombreux projets en cours ou à venir tels l’ajout d’un deuxième comptoir pour la poissonnerie et l’agrandissement de celui de la coupe de boucherie dont les heures de service viennent d’être augmentées. « L’épicerie cherche aussi à s’identifier à des produits québécois, comme les Patates de l’île d’Orléans. Et j’achète de plus en plus local, comme les bières de micro-brasserie. Le vrac aussi se vend bien, et j’ai un important fournisseur de la Beauce. », poursuit-il en rappelant ses nombreux contacts avec sa région natale où il possède justement un autre IGA, du côté de Saint-Joseph. Dans Limoilou, le proprio de IGA Pierre Jobidon rappelle ses liens d’affaires avec ceux qu’il nomme ses « compétiteurs amis », des boutiques comme Yannick Fromagerie et Choco Câlin qui occupent d’après lui des créneaux complémentaires du marché local de l’alimentation.

Interrogé en conclusion sur le regroupement de marchands en gestation de la 3e Avenue, Pierre Jobidon se voit davantage dans un rôle de partenaire financier du projet.

J’habite un quartier, et non une rue. Je suis plutôt hors zone de l’artère visée par le regroupement, mais il est souhaitable pour Limoilou que la 3e Avenue cherche à se développer, un peu comme l’avenue Maguire, en haute-ville. »

IGA Pierre Jobidon
825, 4e Avenue
Québec G1J 3A6
418 648-2633

[ En complément : Un épicier au coeur de Limoilou (Le Carrefour de Québec). ]

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